Dans son rapport « Nouveau Monde », Corinne Lepage propose une transformation de l’agriculture via le bio, l’agroécologie ou encore l’agriculture urbaine.

La France doit s’adapter à la nouvelle donne énergétique en mettant place une série de réformes fiscales et économiques, notamment via un « Green Business Act », selon un rapport remis lundi 15 juin à la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal.

Ce rapport, intitulé « Nouveau Monde », est le fruit d’une mission sur la « transition économique » confiée par Ségolène Royal en janvier à l’avocate Corinne Lepage, ex-ministre de l’Environnement de Jacques Chirac. Il est destiné à aider au succès de la loi sur la transition énergétique et doit permettre de soutenir les acteurs de « l’économie verte ».

Selon ce rapport, l’État est « bloqué » sur une économie du XXe siècle et est en passe de rater la « troisième révolution industrielle ». Il propose une série de réformes touchant à la fois au domaine fiscal, financier, législatif ou normatif, que ce soit au niveau de l’État, des entreprises et des secteurs d’activité.

L’agriculture, un secteur clé à transformer

L’agriculture y est évoquée, au côté de l’énergie, comme un secteur clé à transformer, en s’appuyant en particulier sur « l’agriculture biologique, la deuxième révolution verte qui est celle du digital, l’agroécologie, le binôme énergie-agriculture et l’essor de l’agriculture urbaine ». Il y est également préconisé une TVA incitative pour le bio.

Dans le même temps, le rapport soutient la création d’une marque, France Terre d’Avenir, sur le modèle de la French Tech, afin de mieux identifier les nouveaux acteurs. En parallèle, il propose la mise en place d’un Mouvement des entreprises de la nouvelle économie, regroupant les entreprises mobilisées.

Enfin, est avancée l’idée d’un fonds de remédiation qui permettrait de financer les investissements qui ne sont pas rentables à court terme, notamment dans l’adaptation au changement climatique.