Au lieu de faire une application simple, notre administration se plaît à démultiplier les dispositions, à la fois pour garder un pouvoir d’appréciation et pour satisfaire les demandes faites par un certain nombre de groupes industriels qui veulent conserver leur marché et s’ingénient donc à introduire des spécificités qui sont autant d’entraves à la concurrence et à l’entrée de nouveaux venus sur les marchés.

Ce système de normalisation est partagé avec un certain nombre d’organismes publics dont le mode de fonctionnement laisse une part à minima majoritaire aux grands groupes et aux industries de l’ancien monde.

C’est particulièrement le cas du CSTB dont l’Assemblée nationale elle-même s’est offusquée du fonctionnement. Sur le marché de l’éco construction et des matériaux bio sourcés, les PME innovantes et les producteurs de nouveaux matériaux souffrent de ne pouvoir accéder normalement au marché en raison du mode de fonctionnement et des règles fixées par le CSTB.

Il est donc indispensable que le système de normalisation soit remis à plat afin qu’une égalité de traitement puisse être réservée aux acteurs et que les critères qui sont ceux du Nouveau Monde puissent être pris en considération a minima à égalité avec les critères conventionnels. Cela implique de revoir la composition de ces organismes et de faire en sorte que des spécialistes des nouvelles technologies, neutres en ce qui concerne les différents intérêts économiques en présence, puissent imposer le meilleur choix possible pour le bien commun en tenant compte notamment de toutes les externalités.