Notre pays, avec le développement d’économie sociale et solidaire, dispose d’un réseau de coopératives, de mutuelles et de sociétés dont le profit n’est pas la finalité même si la rentabilité est une nécessité. Cette nouvelle philosophie se développe massivement dans le monde et la France dispose d’atouts qu’elle pourrait valoriser beaucoup mieux. Mais, d’ores et déjà ce secteur économique représente 10 % de PNB et ne cesse de croître.
Il est essentiel de souligner que si une partie de ce secteur est une économie aidée, une très grande partie est une économie parfaitement rentable mais dont les chefs d’entreprises ont décidé de réinvestir au sein de l’entreprise et de fonctionner sur une base coopérative ou mutualiste
Or, le monde de l’ESS pourrait être un formidable innovateur dans l’économie du partage et d’accès. Il doit oser sortir de ses domaines de prédilection pour aller davantage vers le Nouveau Monde.

En définitive, se dessine un panorama des entreprises en fonction de leur accès ou non au capital lequel conditionne largement l’accès ou non au financement externe. Pour les entreprises dont les investissements ne suffisent pas en termes de rentabilité, la question est de leur permettre d’accéder au capital et l’ESS est effectivement une solution. D’autres solutions sont envisageables comme le financement participatif ,mais c’est l’idée du bien commun qui doit permettre d’établir des priorités