Dans une logique comparable, l’agriculture écologiquement intensive utilise cette voie. Certains acteurs proposent une stratégie collective offensive dans laquelle l’ensemble des acteurs se donnent comme objectif
1/de faire de la France le leader mondial de l’agro écologie ou d’un modèle d’agriculture et d’agroalimentaire à taille humaine
2/ dans le même temps de faire émerger des acteurs économiques leaders de ces nouvelles techniques.

L’enjeu du bio contrôle est très important et nécessite l’investissement en prêts aidés, l’adaptation des processus d’homologation, l’utilisation du potentiel des nouveaux certificats d’économie phyto. Ces certificats pourraient jouer le même rôle que les certificats d’économie d’énergie en termes de refinancement.

Cela conduit à l’émergence d’un segment de marché intermédiaire entre le bio et le conventionnel et permet de valoriser une production locale rapprochant agriculteurs et consommateurs. C’est incontestablement une grande filière d’avenir .
Mais il va de soi que cette dernière devra apporter la preuve de la qualité de son action (cahier des charges, indicateurs, etc.) et que la question de l’absence de toxicité des produits utilisés reste essentielle. On pense en particulier aux Round up devenu le premier polluant des rivières au moment même où l’organisation mondiale de la santé reconnaît que le glyphosate, principe actif du Round up est un produit cancérigène (catégorie B) Il faut également citer les expériences réussies du Bec Héloin et des fermes d’avenir qui valident le recours à la permaculture sur des micros exploitations et la création de nombreux emplois…