La France est la quatrième forêt d’Europe , elle dégage 60 milliards de chiffres d’affaires et emploie 400 000 personnes à comparer avec l’Allemagne qui dégage 130 milliards de chiffres d’affaires et emploie 900 000 personnes. La marge de progression est donc considérable d’autant que cette activité s’inscrit pleinement dans le développement local, les énergies renouvelables et l’économie circulaire. Les débouchés du bois sont insuffisants de telle sorte qu’on ne plante plus en France en raison à la fois du morcellement de la propriété privée et du sous dimensionnement de la part économique dans la multi fonctionnalité de la forêt. Le bois construction est bien placé mais les constructions bois représentent moins de 10 % de l’ensemble en raison en partie d’une réglementation qui a été faite pour l’acier et le béton et non pour le bois.
Dans l’énergie, le bois et les déchets représentent 40 % des énergies renouvelables dans les objectifs du Grenelle et 80 % de la chaleur. Mais, l’absence de coordination et le poids que représentent de très gros projets comme celui de Gardanne nuisent à l’équilibre économique et à la pérennité des petites chaufferies bois.
La filière a besoin d’articuler ses usages au sein de l’économie circulaire et de développer la bio économie. Elle a surtout besoin de garder la valeur ajoutée qui aujourd’hui quitte la France en particulier en raison de l’insuffisance des scieries. Là aussi, il faut penser en termes systémiques à la fois sur le plan local et sur le plan des filières.
Une mise en perspective est indispensable pour permettre la mutualisation des actions des propriétaires privés et les encourager à exploiter la forêt. Les quotas forestiers issus de REDD (convention sur le climat appliquée à la capture du carbone) pourraient les y encourager.