100 – Mettre en place la révolution de l’e-médecine

Aux Pays-Bas, quelques infirmières libérales, mécontentes de la manière dont leur travail était organisé ont décidé de changer radicalement. Elles se sont organisées et leur système recouvre aujourd’hui 45 % du marché hollandais. C’est un excellent exemple de la manière dont les individus peuvent changer la donne, et, si leurs propositions rencontrent le souhait de la population, du changement qui peut s’en suivre extrêmement rapidement.

Une autre illustration est intéressante celle des techniques médicales de santé numérique qui regroupe à ce jour 350 adhérents, produit 100 milliards d’euro en Europe. Il existe, dans ce champ, 1000 fabricants français représentant 65 000 salariés. Ces entreprises s’intègrent dans le Nouveau Monde dans la mesure où elles travaillent sur des logiciels qui aident au traitement et qui sont considérés comme des dispositifs médicaux. Les logiciels concernent les maladies ou le traitement et créent un lien entre le patient et l’équipe soignante. C’est la télémédecine.
L’entreprise Volutis (Annexe audition Volutis) s’inscrit dans l’économie de fonctionnalité appliquée à la santé. C’est une entreprise qui compte 75 collaborateurs en France et a une filiale à Boston. Son business model est lié à la pertinence d’un traitement en lien avec les assurances. Elle s’occupe de l’efficacité thérapeutique et fournit des solutions intégrées. Elle s’inscrit dans la transition d’un modèle économique de la santé par l’accompagnement in situ, d’un mélange entre consultation physique et utilisation des logiciels. Ce secteur est l’exemple même de nouveaux métiers comme celui par exemple d’infirmier de télémédecine.

C’est un modèle d’économie partagée circulaire dans la mesure où les objets connectés concernaient jusqu’à présent le bien-être mais entrent désormais dans la sphère médicalisée en permettant de suivre l’évolution des maladies et de dépister les signes de dégradation des personnes. C’est un outil une révolutionnaire très important pour gérer la crise de la médecine de proximité et les déserts médicaux qui s’étendent.
Mais ces quelques exemples, certes très illustratifs ne reflètent pas cependant, la mesure de l’importance de ce secteur.

Des décisions très volontaristes devraient être prises rapidement.

D’abord dans les relations avec le GAFA : il devient le plus grand acteur du domaine de la santé. Il est plus qu’urgent de protéger nos données et donner les moyens à nos entreprises de rester « dans la course ».
Supprimer les blocages à l’innovation notamment de la part de la CNAM qui n’accepte pas des solutions qu’elle n’a pas elle-même mises en place.
Elaborer un plan 2020 pour la télémédecine cat il n’y a à ce jour aucune logique d’anticipation des filières. Il est plus que temps de consolider nos forces et de faciliter le développement de nos entreprises du domaine de la santé qui constituent des acteurs potentiellement majeurs de l’économie du bien-être et du soin.

Au terme de ces nombreuses propositions, certaines très simples à mettre en œuvre, d’autres de moyen terme, un constat s’impose : une vie économique intense, adaptées à notre Nouveau Monde, dont on parle peu ou pas, peut se développer et ne demande qu’à croître vite à la condition que les obstacles permanents auxquels elles se heurtent ,soient levés et que a fortiori des mesures positives, créatives, soient enfin prises.
Mais pour y parvenir, il est indispensable que les acteurs du Nouveau Monde s’organisent et se mettent en ordre de bataille pour peser sur les grands choix.

L’option en faveur ou en défaveur de l’économie du Nouveau Monde n’existe pas , le seul choix est celui de choisir ou de subir, de faire de cette révolution un projet de renaissance ou de l’assumer comme une fatalité !