98 – Essaimer un nouveau modèle industriel à partir des entreprises textiles porteuses

Dans le domaine textile, on peut également citer les exemples très connus d’Interface qui présente un nouveau modèle industriel défini comme offrant plus de bénéfices, plus d’emplois et moins d’impact sur l’environnement. Ce modèle repose sur l’utilisation plus efficace des ressources non liées au travail, l’investissement dans des intrants durables et la rentabilisation des avantages concurrentiels. Ce modèle fonctionne. La société Interface indique avoir réduit sa consommation d’énergie de 40 % par unité de production depuis 1996, de disposer de sites 100 % énergies renouvelables, d’avoir réduit sa consommation d’eau de 77 % par unité de production depuis 1996, de pratiquer une politique zéro déchets mise en décharge depuis mai 2013 et d’utiliser 43 % de matières premières recyclées ou bio-sourcées.
Ce modèle s’il était appliqué à l’ensemble du secteur industriel en Europe, permettrait une amélioration du bénéfice avant impôt de 100 milliards d’euro par an, la création de 168 000 nouveaux emplois qualifiés essentiellement locaux, la réduction de 200 millions tep par an de gaz à effet de serre.

Si ce modèle était appliqué aux 20 plus grands fabricants européens, ce serait 10 milliards pour l’augmentation des bénéfices nets provenant de l’utilisation rationnelle des matières, de l’efficacité énergétique et de l’énergie renouvelable, et 3,5 % de réduction du montant total des gaz à effet de serre européens, enfin, 33 000 emplois supplémentaires. Qui prétend encore le Nouveau Monde ne permet pas d’allier rentabilité et avantages collectifs?

L’entreprise Serge Ferrari est également un modèle d’économie circulaire. Elle produit et recycle des matériaux composites pour l’architecture, la protection solaire le mobilier la protection des ressources , Ces solutions sont modulables et recyclées par le procédé texyloop. Ces solutions ont permis de contribuer aux objectifs “Green and Legacy” des JO de Londres 2012.

Ces exemples sont très intéressants car ils démontrent comment l’économie du Nouveau Monde ne se limite pas aux secteurs de l’économie verte tels qu’on les définit habituellement. Elle concerne toutes les activités économiques et ce qui vient d’être décrit pour le textile vaut tout autant pour le plastique, le secteur de la construction et celui des biens d’équipement.